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Les besoins des convives

Les personnes âgées

Les besoins énergétiques des seniors* représentent 1800 à 2000 kcal/j.
Il s’agit d’une population à risque à laquelle il est important d’apporter les nutriments de manière précise :
  • Ils ont par exemple besoin de 20 % de protéines en plus par rapport à un jeune adulte, soit 1 g/kg/jour ! En effet, les protéines permettent de réduire le risque de fonte musculaire (sarcopénie), donc le risque de chute et de fractures.
  • En termes de micronutriments, le besoin en calcium est de 925 mg/j. Il est essentiel pour structurer les tissus minéralisés et éviter la déminéralisation osseuse.
  • Enfin, l’apport hydrique est à surveiller de près puisque, avec l’âge, la sensation de soif diminue et les mécanismes de régulation sont moins bien assurés, nécessitant alors un apport autour d’1,7 L par jour.
Les besoins énergétiques des seniors* représentent 1800 à 2000 kcal/j.
Il s’agit d’une population à risque à laquelle il est important d’apporter les nutriments de manière précise :
  • Ils ont par exemple besoin de 20 % de protéines en plus par rapport à un jeune adulte, soit 1 g/kg/jour ! En effet, les protéines permettent de réduire le risque de fonte musculaire (sarcopénie), donc le risque de chute et de fractures.
  • En termes de micronutriments, le besoin en calcium est de 925 mg/j. Il est essentiel pour structurer les tissus minéralisés et éviter la déminéralisation osseuse.
  • Enfin, l’apport hydrique est à surveiller de près puisque, avec l’âge, la sensation de soif diminue et les mécanismes de régulation sont moins bien assurés, nécessitant alors un apport autour d’1,7 L par jour.
En résumé, pour contrer les effets de la vieillesse, il convient, selon les recommandations du GEMRCN :
  • d’augmenter l’apport protéino-énergétique, calcique et vitaminique des patients pour prévenir tout risque de dénutrition.
Quelles pistes alimentaires pour répondre à leurs besoins ?

  • Pour les personnes âgées en institution, l’alimentation fait partie des soins. Pour veiller à des apports optimaux, malgré la difficulté de mastication et l’appétit modéré, une alimentation à texture modifiée comme la viande moulinée ou la purée de légumes peut être envisagée. Pour éviter les fausses routes, utilisez des épaississants dans vos préparations (soupes, sauces, boissons…).
  • L’alimentation enrichie en protéines est en bonne solution pour augmenter l’apport protéino-énergétique : il est par exemple conseillé d’enrichir les boissons lactées avec du lait en poudre à raison de 10 % pour satisfaire aux besoins protidiques et calciques notamment.
  • Pour augmenter l’apport hydrique, thé, soupes, boissons aromatisées ou gélifiées éviteront la lassitude des patients et les inciteront à boire plus fréquemment.


Le « Manger-Mains », qui consiste à manger des bouchées avec les mains, permet aux personnes dépendantes ou ayant des difficultés à manier les couverts à retrouver leur autonomie pour manger. Pensez aux mini-cakes, flans ou gâteaux moelleux.

L’idéal est de proposer aux patients 4 repas dans la journée, avec le goûter, ainsi qu’une collation nocturne pour prévenir la dénutrition (le jeûne nocturne ne doit pas dépasser 12h). N’oublions pas d’encourager le plaisir de manger et la convivialité !

  1. Haute Autorité de Santé (HAS), 2007
    *Senior : personne de plus de 50 ans

Les adolescents

L’adolescence est caractérisée par une croissance importante, qui demande alors un apport élevé d’énergie, dépendant du sexe et du poids de l’adolescent : 3100 kcal pour un garçon de 60 kg et 3100 kcal pour une fille de 50 kg par exemple.
L’adolescence est caractérisée par une croissance importante, qui demande alors un apport élevé d’énergie, dépendant du sexe et du poids de l’adolescent : 3100 kcal pour un garçon de 60 kg et 3100 kcal pour une fille de 50 kg par exemple.

L’enjeu est de maintenir une alimentation suffisamment riche en nutriments, tout en étant équilibrée, pour couvrir des besoins spécifiques :
  • Le fer conserve son importance avec un besoin journalier moyen fixé à 10 mg pour les garçons et 12,3 mg pour les filles.
  • Le calcium est également incontournable : 20 % des garçons et 50 % des filles ont des apports inférieurs au besoin nutritionnel moyen2, fixé à 925 mg.
Afin de garantir une alimentation optimale, le GEMRCN recommande :
  • de surveiller les apports glucidiques, ferriques et calciques,
  • de limiter les apports lipidiques ainsi qu’en glucides simples.
Quelles pistes alimentaires pour répondre à leurs besoins ?

  • Un apport énergétique élevé : oui… Mais grâce à des aliments bien choisis, c’est mieux ! Le pain, les féculents (le riz, les pâtes, le quinoa …) ou les légumineuses apporteront les glucides complexes nécessaires à une journée réussie : une consommation en quantité suffisante lors des repas et collations permettra d’éviter les « coups de pompes » et la sensation de faim (donc les grignotages) dont les adolescents sont souvent victimes.
  • Côté vitamines, la B9 essentielle chez les femmes en âge de procréer se trouve dans les légumes à feuilles (épinards, haricots verts), les fruits (agrumes, banane), les légumes secs ainsi que les oléagineux (amandes, noix de cajou, noix de pécan).
  • Le fer est à retrouver dans les légumes secs en partie.
  • Un apport en calcium suffisant apporté par les produits à base de lait, les eaux riches en calcium et certains légumes (brocolis, épinards).

L’important chez l’adolescent est de préserver des repas structurés et réguliers pour équilibrer les apports sur la journée et éviter les fringales !
  1. Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), 2016
  2. Centre de Recherche et d’Informations Nutritionnelles (CERIN), 2017

Les enfants

En France, 33 % des enfants de 11 ans sont en surcharge pondérale1 ! Il est donc important de leur apporter une alimentation variée, équilibrée et adaptée à leurs besoins nutritionnels, dès le plus jeune âge
En France, 33 % des enfants de 11 ans sont en surcharge pondérale1 ! Il est donc important de leur apporter une alimentation variée, équilibrée et adaptée à leurs besoins nutritionnels, dès le plus jeune âge :
  • Le calcium, ce minéral indispensable à leur croissance et à la bonne minéralisation de leurs os, est nécessaire à hauteur de 540 mg pour les enfants de 4 à 6 ans et de 925 mg pour les enfants de 10 à 12 ans.
  • La carence en fer, problème nutritionnel le plus répandu chez les jeunes enfants, peut ralentir leur développement intellectuel et affaiblir leur système immunitaire. Les besoins en fer varient de 5,4 à 7,7 mg en fonction de l’âge.
  • Enfin, la vitamine C, dont les apports sont entre 46 et 77 mg par jour, n’est pas à négliger car elle intervient dans la protection de l’organisme.

Afin de maintenir une alimentation optimale chez les enfants, le GEMRCN recommande :
  • d’augmenter la consommation de fruits, légumes et céréales,
  • d’élever les apports en fer et calcium,
  • de diminuer les apports lipidiques et en glucides simples ajoutés.

Quelles pistes alimentaires pour répondre à leurs besoins ?
  • L’enfant n’aime pas les légumes ? Jouer sur les associations ! Risotto aux légumes, semoule et légumes de couscous, gratin de légumes et macaronis… Les idées ne manquent pas ! Côté fruits, pensez aux compotes ou aux purées de fruits, faciles à manger, voire ludiques selon le mix.
  • S’agissant des glucides, il a été constaté que l’apport en glucides simples chez les enfants est trop important, déséquilibrant ainsi les apports en glucides complexes. Pourtant, une consommation en quantité suffisante lors des repas permet d’augmenter la sensation de satiété et donc d’éviter les grignotages. Pensez, lors des associations précédentes, aux légumineuses (lentilles, haricots rouges, pois chiches…), au blé ou au riz ; et à un petit bout de pain (complet ou aux graines).
  • Concernant le calcium, les produits laitiers en sont la source majoritaire. Vous pouvez également proposer des eaux minérales riches en minéraux, ainsi que certains légumes verts comme les épinards ou les brocolis pour compléter leurs apports.
  • Enfin, pensez à varier les huiles végétales dans l’assaisonnement ou la cuisson de vos recettes. L’huile de colza, par exemple, est riche en Omégas 3, bon pour le fonctionnement de l’organisme.
  1. Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES), 2015